Selon le Petit Larousse l’hypertrophie serait « le développement excessif d’un tissu ».
J.Weineck (Manuel de l’Entrainement, 1996), la définit comme une augmentation du volume musculaire en corrélation avec la typologie musculaire, donc le système nerveux central.
Les recherches de G. Cometti (
Les Méthodes modernes de Musculation 1977) expliquent très bien les causes de ce phénomène : il n’y aurait pas forcement de relation proportionnelle entre la surface de section des fibres musculaires et la force maximale volontaire développée. Autrement dit, une imposante musculature n’est pas toujours signe de puissance musculaire…
Pour aller plus loin je vous invite donc à vous referer à ces ouvrages.
On peut définir la principale cause de l’hypertrophie comme l’augmentation du matériel contractile en taille et nombre. Mais d’autres éléments entrent en jeu... Différents types d’hypertrophies peuvent se classer ainsi :
Hypertrophie vasculaire : Correspond à une augmentation de l’afflux sanguin (augmentation en nombre et taille-vasodilatation- des capillaires périphériques) en zones localisées
(congestion).
Ceci est principalement causé par des entraînements en séries longues de faible intensité.
Hypertrophie sarcoplasmique : Correspond à une augmentation du liquide intracellulaire (sarcoplasme).
Les types d’entraînements dits « lactiques » engendrent une forte accumulation d’acide lactique, abaissant ainsi le PH de la cellule. Il s’ensuit une baisse de la perméabilité membranaire de la fibre musculaire ou sarcolemme (échanges entre les milieux intra et extracellulaires perturbés, glucose notamment) avec, comme conséquence, une rétention glycogénique intracellulaire (1g Glucose = 2,7 g d’eau).
Une ration hyper glucidique appropriée permet d’optimiser cette rentention. On définir ce type d’hypertrophie comme un travail ayant pour objectif dominant la prise de
volume musculaire.
Hypertrophie myofibrillaire : C’est l’augmentation du matériel contractile (myofibrilles) en taille et en nombre.
On constate, que pour des intensités de travail > 75 % d’1 R.M. (répétition maximale), une compression des voies sanguines s’opère par écrasement des fibres musculaires sur les capillaires (ischémie) engendrée par l’effort fournit.
Ce travail correspond en dominante à la prise de
masse musculaire.
Hypertrophie conjonctive : C’est le développement du tissu conjonctif (enveloppes musculaires et tendons). Celui augmente proportionnellement à la surface de section musculaire. Et cela avec n’importe quel type d’entraînement.
Le tissu conjonctif correspond à environ 13% du poids total de la masse musculaire.
On constate ici qu’à differents types d’entraînements correspondent différents types d’hypertrophies.