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Les mécanismes de la force |
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Écrit par Christian Bordier
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La surface de section du muscle n’est pas dépendante de la force maximale volontaire. Selon ses objectifs d’entraînement, il est parfaitement réalisable d’orienter des séances a dominante force et/ou volume / masse musculaire.
Lors de la conception d’un programme personnalisé, les objectifs à atteindre orientent, au final, un type d’efforts précis à travailler (Zatiorsky : maximaux, para maximaux, répètes). Pour bien saisir cette logique de programmation, procédons autrement :
Dans les mécanismes de la force, on distingue plusieurs facteurs :
Facteurs structuraux : Ce sont les différentes méthodes agissant sur le tissu musculaire permettant la prise de volume et/ou de masse musculaire (exemple : 10 x 10).
Facteurs nerveux : Ce sont les types de méthodes sollicitant le système nerveux central aboutissant au recrutement et à la synchronisation des unités motrices (exemple : lourd-léger aussi appelé méthode bulgare ou contrastée). Facteurs d’étirements : Ils sont sollicités par l’utilisation du réflexe d’étirement (myotatique) et de l’élasticité en série (tendons et protéines contractiles : pontages actine-myosine).
Avant de détailler, il est intéressant de connaître la Loi d’Heinneman ou « Size Principal » : Le recrutement des fibres musculaires, independement du type d’efforts, solliciterait en premier lieu les fibres 1, suivies des fibres 1c, 2a, 2ab et 2b (recrutement en rampe). Toutefois selon les recherches de Grimby et Hannertz 1977, lors de mouvements explosifs (léger vitesse maxi), les fibres de type 2 seraient recrutées directement (recrutement balistique).
Voila pourquoi il est désormais admis en musculation sportive qu’une alternance des entraînements combinant le travail lourd et léger permettra de recruter les fibres 2 selon les types de recrutement dits « En Rampe » et « Balistique ». Ainsi, la synchronisation intramusculaire (Force-Maximale) et intermusculaire (Force-Explosive) s’exécuteront de façon cohérente permettant l’augmentation des potentialités des gestes moteurs. Ceci se vérifie notamment lors de la réalisation des gestes techniques d’une discipline sportive necessitant la mise en jeu de plusieurs chaînes musculaires (exemple : lancer de javelot).
Remarque : Le recrutement et la synchronisation des unités motrices s’établissent également à partir des différents régimes de contractions musculaires :
Concentrique : contraction musculaire avec rapprochement des insertions. Excentrique : contraction musculaire avec éloignement des insertions. Isométrique : contraction musculaire sans rapprochement des extrémités du muscle. Pliométrie : une phase excentrique suivie immédiatement d’une phase concentrique. Elle utilise l’élasticité en série (70 %) et le réflexe myotatique ou d’étirement (30 %).
Il apparaît intéressant de varier voire combiner ces différents régimes de contraction afin d’optimiser les résultats. |